Valérie Pécresse a présenté une nouvelle version du projet de
loi de réforme de l'Université française, prenant en compte les contestations et les amendements des différents acteurs de celle-ci.
La nouvelle version du projet proposé par Mme Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, est selon elle équilibré.
Elle a pris en compte les revendications des syndicats (surtout l'Unef) et a fait machine arrière sur de nombreux sujets: le projet abandonne le passage de 60 à 20 membres dans les conseils
d'administration et la slaction dès le master 1. Le projet se place aussi en retrait sur l'autonomie des universités qui est critiquée par certains enseignants chercheurs (A ce sujet voir le très
controversé article paru dans le journal Le
Monde du 26 juin 2007).
Face à ces contestations, Valérie Pécresse refuse de parler de recul. Selon la ministre, ces retouches sont le fruit des concertations avec les
enseignants et les syndicats étudiants. Mais, ce recul et la reprise du dossier par M. Nicolas Sarkozy démontrent la volonté du gouvernement de faire passer la réforme sans créer le mouvement
crée par le CPE encore très présent dans les esprits. En effet, le Président de la République a rencontré personnellement les représentants de
l'ensemble des syndicats enseignants et étudiants. Il a aussi rencontré les membres de la Conférence des présidents d'université (CPU) instituée cette année à la suite du rapport Truchet.
Le sujet le plus délicat a été celui de "l'autonomie à la carte" des universités. Cette disposition globalement rejettée est remplacée par l'application de l'automonomie pour l'ensemble des
universités françaises dans d'ici 2012. Sur la composition des conseils d'université, le projet ne réduit plus à 20 membres mais propose entre 30 et 40 membres dont 4 ou 5 étudiants au lieu
de trois.
Le nouveau projet de réforme devait être soumis aujourd'hui au Conseil d'Etat et présenté mercredi prochain en conseil des ministres. Ce projet a
reçu un accueil favorable des syndicats même les plus opposés. Il n'y aura donc pas, a priori, de canicule cet été.
Sur ce sujet, je vous conseille de lire la tribune passionnante de Dimitri Houtcieff sur le blog Dalloz ainsi que les
articles qu'il a publié sur le sien.
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