Vendredi 20 avril 2007

Louis SCHWEITZER, Président de la HALDE ( Haute autorité de lutte contre les discriminations), a remis le rapport annuel 2006 à Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République, le mercredi 11 avril.

La HALDE est une "autorité administrative indépendante" créée par la loi du 30 décembre 2004. Face au nombre croissant de discrimination et à l'absence de réelle influence, la HALDE a vu ses pouvoirs renforcés par la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances.

Elle a le pouvoir d'accompagner et de conseiller les victimes de discrimination afin de leur permettre d’obtenir réparation. Elle dispose également de pouvoirs d’investigations propres notamment l'utilisation du «testing». La loi lui permet aussi de saisir la justice dans le cadre de la lutte contre les discriminations.

Elle est  dotée d’une mission générale d’information et de proposition auprès du gouvernement. Elle émet chaque année un rapport qui rend compte de son activité: ses recommandations, ses délibérations et ses actions dans la lutte contre la discrimination.


La HALDE a indiqué, dans son rapport annuel que le nombre des réclamations qu’elle a reçu a plus que doublé. Il est passé de 1 410 réclamations en 2005 à 4 058 réclamations en 2006:

    - En première position vient l’emploi, qui représente 42,8 % des réclamations, restant, comme l’an dernier, le premier domaine des discriminations.

    - A la seconde place de ce classement vient ensuite le fonctionnement des services publics  qui représente 22,45 % des réclamations.

    - A la troisième place vient l’éducation qui représente 5,42 % des discriminations dénoncées.

    - A la quatrième place on trouve le logement qui lui représente 4,37 % des réclamations.


Par ailleurs, l’origine demeure dans 35,04% des cas le critère le plus souvent invoqué par les personnes qui s’estiment victimes de discrimination surtout dans le domaine de l'emploi et du logement. En outre la santé et le handicap  représentent dans 18,63 % des cas un critère de discrimination , suivi par l’âge qui vient loin derrière avec 6,19 % des réclamations.

 

Le rapport est consultable en ligne sur son site.


par Mélanie publié dans : Droit
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Mercredi 11 avril 2007
La cour de cassation a émis le 6 avril 2007, son rapport relatif à l'année 2006 intitulé "La cour de cassation et la construction juridique européenne".

1ère Partie: Suggestions de modifications législatives ou règlementaires:
   >>> Suivi des suggestions de réformes:

          - Bilan en matière pénale:
                - modification de l'article 223-15-2 du code pénal
                - modification de l'article 551 du code de procédure pénale
                - modification de l'article 205 du code de justice militaire
                - modification de l'article 380-14 du code de procédure pénale
                - modification de l'article 380-11 du code de procédure pénale
                - modification de l'article 584 du code de procédure pénale
                - modification de l'article 695-12-2 du du code de procédure pénale

          - Bilan en matière civile:
                - Action récursoire des organismes sociaux en matière de préjudice corporel (articles 31 de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 et L.376-1 al. 3 du Code de la sécurité sociale)
                -
modification des règles de prescription en matière d’assurance
                - modification des articles 2262 et 2270-1 du code civil
                - modification de l’article L. 122-32-9 du code du travail
                - abrogation de la loi du 30 mai 1857
                - création d'un alinéa second à l’article 424 du nouveau code de procédure civile
                - modification de l'article 598 du nouveau code de procédure civile

          - Nouvelles suggestions:
                - abrogation du dernier alinéa de l’article L. 261-11 du code de la construction et de l’habitation
                - modification de l'article 654-6 du code de commerce

2ème Partie: Discours:

3ème Partie: Etude: La cour de cassation et la construction juridique européenne
    >>> Avant-propos:
                Par Denys Simon, Professeur à la faculté de droit et d'économie à l'Université de la Réunion.
    >>> L'office du juge:

             - La pratique du renvoi préjudiciel:
                    1.1.1- la saisine à titre préjudiciel de la CJCE par la cour de cassation
                1.1.2- Application de la règle communautaire, telle qu'interprétée par la CJCE, sans renvoi préjudiciel
                            1.1.2.1- Application explicite
                            1.1.2.2- Application implicite
                    1.1.3- Le cas où la cour de cassation statue sans renvoi et en absence de jurisprudence communautaire: théorie de l'acte clair
              1.1.4- Les cas de contrôle de la motivation des CA statuant sur une demande de renvoi préjudiciel, dont l'hypothèse d'une juridiction du fond ayant refusé à tort de poser la question préjudicielle.

             - La pratique de la fonction juridictionnelle:
                    1.2.1- Application du droit communautaire
                            1.2.1.1- La primauté
                            1.2.1.2- L'effet direct
                            1.2.1.3- Référence directe à la jurisprudence communautaire
                            1.2.1.4- Interprétation conforme
                    1.2.2- Protection juridictionnelle
                            1.2.2.1- Responsabilité de l'Etat et répétition de l'indu
    >>> Les principes mis en oeuvre par la cour de cassation
             - Les principes communs du procès
             - Les principes communs de fonds

4ème Partie: Jurisprudence de la cour

        - Arrêts rendus en Assemblée plénière et en Chambre mixte

        - Le droit des personnes et de la famille
        - Le droit du travail et de la sécurité social
        - Le droit immobilier et l’urbanisme
        - Les activités économiques, commerciales et financières

        - La responsabilité civile et les assurances
        - La procédure civile et l’organisation des professions

        - Le droit pénal et la procédure pénale
        - L’application du droit communautaire et du droit international

5ème Partie: Activité de la cour:
        - Statistiques année 2006
        - Évolution du stock et de la durée des affaires civiles et pénales
        - Appréciation par chambre de l’activité civile, commerciale et sociale et en matière criminelle
        - Avis

        - Service de documentation et d’études de la Cour de cassation

        - Bureau d’aide juridictionnelle

        - Commission nationale de réparation des détentions

        - Commission de révision des condamnations pénales

        - Commission de réexamen d’une décision consécutif à un arrêt CEDH

        - Programmes de qualité

        - Relations internationales

        - Manifestations organisées à la Cour de cassation

        - Attributions des chambres civiles

par Mélanie publié dans : Droit
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Samedi 7 avril 2007

La Commission a définit la voie à suivre pour améliorer le système des brevets. Elle entend faire du brevet communautaire une réalité et améliorer le système actuel de règlement des litiges en matière de brevets. Elle propose de développer les mesures d'accompagnement afin de rendre le système des brevets plus accessibles et en faire baisser le coût. Elle souligne que l'actuel système est très couteux, bien plus que les système américains et japonais. Donner une réalité au brevet européen serait selon elle bien plus attrayant que le système actuel, constitué d'un assemblage de brevets nationaux. Les difficultés à faire avancer la question de la création du brevet communautaire, ont conduit la Commission à lancer, en 2006, une large consultation de toutes les parties prenantes sur le futur système des brevets. Les résultats ne laissent subsister aucun doute sur la nécessité urgente d'agir afin de mettre en place en Europe un système des brevets simple, peu coûteux et de haute qualité, afin de faire face aux brevets américains notamment.

M. McCreevy, chargé du marché intérieur et des services, a déclaré que :  "Les brevets jouent un rôle moteur dans la promotion de l'innovation, la croissance et la compétitivité, mais le marché unique des brevets n'est pas encore achevé. La consultation des parties prenantes que nous avons réalisé en 2006 a révélé que l'Union Européenne doit absolument faire aboutir son action, en particulier en ce qui concerne le brevet communautaire et les arrangements relatifs au règlement des litiges, car dans l'économie mondiale de plus en plus concurrentielle d'aujourd'hui, l'Europe ne peut pas se permettre de perdre du terrain dans un domaine aussi crucial que la politique des brevets. C'est pourquoi je propose de réexaminer les différentes options possibles et de travailler avec le Conseil et le Parlement en vue d'un consensus politique sur une amélioration réelle du système des brevets."

De nombreux juristes soutiennent le brevet communautaire, qui constitue selon eux l'approche qui apportera la plus forte valeur ajoutée à l'industrie européenne dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Cependant l'approche politique commune adoptée par le Conseil en 2003 est très largement critiqué. Pourtant la Commission pense qu'un brevet communautaire réellement compétitif et attrayant peut être mis sur pied, pour autant qu'il existe une volonté politique en ce sens. Elle s'inscrit dans le sens de la création d'une juridiction intégrée à l'échelon de l'union européenne dans le domaine des brevets. Mais cette juridiction crée dans le monde des brevets des préoccupations quant à son caractère excessivement centralisé.

La Commission est d'avis qu'un consensus pourrait être construit sur la base d'une approche intégrée combinant des éléments de l'EPLA ( règlement des litiges en matière de brevets européens) et d'une juridiction communautaire. Un moyen d'avancer pourrait être de réfléchir à la création d'une juridiction unique spécialisée compétente pour les litiges concernant des brevets européens ainsi que les futurs brevets communautaires. Ce système pourrait, tout en s'inspirant du modèle d'EPLA, permettre l'intégration dans la juridiction communautaire. Dans un premier temps, les travaux devraient viser principalement à construire un consensus entre États membres, à partir des principes sur lesquels tous semblent s'accorder.
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Samedi 7 avril 2007

Le Journal officiel a publié, le 20 mars 2007, deux décrets et plusieurs arrêtés transposant la directive du 26 octobre 1998 relative à l’utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés, et la directive européenne de 2001 relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

Le projet de loi de transposition, adopté en première lecture par le Sénat le 23 mars 2006, n’a pas pu être examiné par l’Assemblée nationale avant la clôture de la session. Face aux lourdes sanctions que la France risquait du fait du retard pris dans cette transposition, la gouvernement a pris sur lui de faire celle-ci par voie d'ordonnance.


Les textes publiés portent sur la “dissémination volontaire” d’OGM en plein champ “à toute autre fin que la mise sur le marché” (Essais en plein champ), l’encadrement et le contrôle des cultures commerciales et la création d’un registre national recensant et localisant les parcelles semées en OGM. Les producteurs sont également invités à informer leurs voisins et à respecter une distance d’isolement de 50 mètres.


Plusieurs associations réclament le maintien du débat initialement prévu à l’Assemblée nationale, notamment la confédération paysanne. Elles demandent que soient renforcés et précisés le principe de précaution, le droit à l’information du public et la responsabilité des producteurs d’OGM, en matière d’indemnisation notamment.

par Mélanie publié dans : Droit
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Jeudi 29 mars 2007

La partie règlementaire du code de commerce est enfin entrée en vigueur grâce au décret pris en conseil des ministres le 25 mars 2007 (D. n° 2007-431).

L'article premier du décret dispose que
les articles identifiés par un « R. » correspondent à des dispositions relevant d'un décret en Conseil d'Etat, ceux identifiés par un « D. » correspondent à des dispositions relevant d'un décret.

Le Décret abroge tous les décrets et règlements relatifs à la matière commerciale pour les remplacer par des
références aux dispositions correspondantes du code de commerce.


par Mélanie publié dans : Droit
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Info Rapides

- De nombreuses conférences vous sont proposées en ce moment. Je ne saurais trop répéter qu'il faut y aller... Elles vous donnent la possibilité de vous ouvrir à un aspect moins scolaire du droit, de développer vos connaissances et votre culture générale... Denrée qui est très appréciée et qui permettra peut-être de vous démarquer dans vos copies...


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